Les gaullistes sont réservés
sur l’aide à mourir et le suicide assisté
par Paul KLOBOUKOFF,
« En septembre 1940, Charles de Gaulle songe au suicide »
Le 23 septembre 1940, de Gaulle a participé à la grande opération militaire franco-britannique menée au large de Dakar avec des résistants qu’il avait ralliés (1). Le combat contre des Français fidèles au maréchal Pétain, qui ont tiré sur eux, a tourné au fiasco. Philippe Dechartre, son futur secrétaire d’Etat au Logement a rapporté ces propos du Général : « Il faisait une chaleur épouvantable. Tout brûlait. Je regardais la mer et j’ai songé au suicide ». « Les jours qui suivirent me furent cruels », a-t-il écrit dans ses Mémoires de guerre.
Sans risquer de se tromper, on peut penser que si de Gaulle avait vraiment voulu passer de vie à trépas, il n’aurait sollicité l’assistance de personne.
Opposés à l’aide à mourir, nombre de gaullistes privilégient les soins palliatifs
Souvent regroupés au sein de la droite républicaine, les héritiers du gaullisme sont réservés sur la légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté. Pour eux, la loi en voie d’adoption est trop permissive et expéditive. Elle remet en cause l’interdiction de donner la mort et menace d’affaiblir la culture de l’accompagnement en fin de vie (2).
Leurs principales critiques portent sur : - la trop large éligibilité, de personnes qui ne sont pas nécessairement en fin de vie, en particulier ; - la décision finale laissée au médecin, perçue comme un risque de conflit d’intérêts et un manque de recours pour le patient ; - le coup de canif porté à la clause de conscience des médecins ; - l’insuffisante protection des personnes vulnérables, handicapées ou atteintes de troubles psychiques.
Ils plaident pour une extension et un renforcement des soins palliatifs.
Le suicide est traditionnellement condamné dans le christianisme
Mais, au fil du temps, la compréhension pastorale par l’Eglise évolue, cédant de la place à une approche de miséricorde et d’accompagnement des personnes qui souffrent de pensées suicidaires. Le suicide, considéré comme un péché grave, n’implique pas forcément le désamour de Dieu… ni la condamnation à l’enfer. L’accent est mis sur l’espoir et la rédemption, garants du Salut du croyant (3).
Pour un gaulliste chrétien…
Charles de Gaulle était un catholique pratiquant. Sa villégiature à Colombey-Les-Deux-Eglises est étroitement associée à l’image que nous gardons de ce personnage d’exception, de sa droiture et de sa résolution. Ses convictions religieuses, qui ont contribué à guider ses pensées et ses actes, ont été presque complètement perdues de vue de nos jours.
Sous son autorité, les chefs de file politiques auraient sans doute trouvé mieux à faire, plus constructif pour la France aux abois, que glorifier l’aide à mourir, ses promoteurs et ses acteurs.
C’est mon avis irréversible de chrétien gaulliste.
Paul KLOBOUKOFF Académie du Gaullisme Le 21 février 2026
Sources et références :
(1) En septembre 1940, Charles de Gaulle songe au suicide caminteresse.fr/histoire/en-septembre-1940-charles…
(2) Les gaullistes et l’aide à mourir bing.com/search?q=les+gaullistes+et+l%27aide+a+mourir… le 20/02/2026
(3) Les chrétiens et le suicide bing.com/search?q=les+chrétiens+et+le+suicide… le 17/02/2026
© 01.03.2026