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DÉCLARATION
DE
JACQUES
DAUER,
président
de l’Académie du Gaullisme
Conjoin
tement avec
« ses alliés » américains, anglais et allemands, la France vient de reconnaître
l’État kosovar, c’est-à-dire la Grande Albanie. Devant cette trahison, les
Serbes ont raison de se révolter, car le Kosovo, c’est pour eux ce que
l’Auvergne est pour nous. Depuis leur défaite au Kosovo devant les Turcs en
1389, jamais ils n’acceptèrent le joug turc, mais il leur faudra aux Serbes cinq
cents ans pour reconquérir leur indépendance en 1846. L’Autriche-Hongrie ne se
résigna jamais à ce que la Serbie, alliée de la France, ne rejoigne pas
l’Empire, et l’Allemagne à ce qu’elle puisse lui tenir tête lors de la Grande
Guerre et encore moins lors la Seconde. De plus, il fut inacceptable pour les
Allemands que la Serbie non seulement ne soit pas antisémite comme ses voisins
mais qu’elle les héberge, qu’elle les protège. Que l’Allemagne ait une longue
mémoire, soit, mais ce que nous n’acceptons pas, c’est le manque de mémoire de
la France envers son alliée et son amie, la Serbie. Qu’un minable
gauleiter
français ait fait entrer, durant sa mandature onusienne au Kosovo, des milliers
d’Albanais et que la France pour complaire aux États-Unis, à l’Allemagne et à la
Turquie, ait accepté une telle forfaiture est inadmissible, On en voit les
conséquences aujourd’hui et notamment les risques qu’elle entraîne pour l’Europe
tout entière où les menaces séparatistes se multiplient. La France sera en
première ligne.
Au
moment où l’on inaugure aux Invalides un mémorial au Général de Gaulle, il
convient de rappeler en quelle estime il tenait le grand résistant serbe que fut
le général Mihajlovic, cité par lui à l’Ordre de
l’Armée des FFL en février 1943 ; de rappeler aussi comment il fut « lâché » par
les Alliés, Churchill en tête, malgré tout les services ren-dus à leur cause et comment il finit fusillé en juillet1946 par ordre de Tito, après une
parodie de jugement. Jamais le Général de Gaulle ne reniera ses sentiments
d’estime pour le grand patriote serbe et il refusera toujours de se rendre en
Yougoslavie, Tito au pouvoir. Puissent nos dirigeants qui se réclament tant du
gaullisme se souvenir de cet exemple de fidélité pour
cesser de se comporter de la façon aussi indécente, arrogante et exhibitionniste
qui les caractérise aujourd’hui.
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