Le
25 août 1944, Paris se libère du joug nazi
Lundi 24 août 2009
"Paris outragé ! Paris martyrisé !
Mais Paris libéré !" C'est par ces mots que le général de Gaulle s'est adressé
au peuple parisien le jour de la libération de Paris, il y a 65 ans, le 25 août
1944.
AFP - "Paris était mûr pour un
grand soulèvement", a résumé Alexandre Parodi, délégué
en France du général de Gaulle. Il y a 65 ans, le 25 août 1944, au terme d'une
semaine de grèves, barricades et combats de rues, la capitale est enfin libérée
de l'occupant allemand.
Après quatre années
d'occupation, le peuple parisien est résolu à en découdre, jusqu'à forcer la
main du commandement allié pour mettre en avant le général Leclerc qui, le 25 au
matin, entrera dans la capitale.
Certains semblent moins
convaincus de la nécessité de libérer Paris... Chartres et Orléans libérés le 17
août, "il paraissait de plus en plus évident qu'Eisenhower avait l'intention de
contourner Paris", a ainsi raconté le colonel Henri Rol-Tanguy, chef communiste des Forces françaises de
l'intérieur (FFI(.
Malgré les tentatives des
représentants du général de Gaulle - Jacques Chaban-Delmas et Alexandre Parodi - de freiner l'impatience des Parisiens, Rol-Tanguy proclame la mobilisation générale le 18 août.
Au matin du vendredi 25 août,
les chars Sherman de Leclerc entrent dans Paris en trois colonnes par le sud et
l'ouest, rejoints par les FFI. A midi, le drapeau français flotte sur la Tour
Eiffel...
A l'Hôtel Meurice, von Choltitz, qui a
refusé l'ordre d'Hitler - insensé à ses yeux - de transformer Paris en "un champ
de ruines", se rend peu après 14H30. Il signe une heure plus tard avec Leclerc
l'acte de capitulation.
Le général de Gaulle, arrivé
de Rambouillet, se rend à l'Hôtel de Ville où il refuse devant le Conseil
national de la Résistance, de proclamer une République qui pour lui "n'a jamais
cessé d'exister".
Il rend hommage à "Paris
outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris
libéré !", avant d'enjamber la barre d'appui de la fenêtre pour saluer la foule
massée sur l'esplanade.
Au total, la "bataille de
Paris" aura coûté la vie à près de 1.000 FFI, 130 soldats de la 2è DB et environ
600 civils, ainsi qu'à plus de 3.000 soldats
allemands.