Lors de cette émission, le
Président de la République a soufflé le chaud et le froid.
Le froid c’est
:
- la non prise de participation dans les
banques que l'état renfloue ;
- aucun mot sur les maux des
Antilles ;
- l’hypocrisie qui consiste
aujourd’hui à trouver admirable que les étatsuniensaient voté pour Obama alors
que seul Bush semblait compter;
- une politique de
l’immigration chaotique ;
- l'absence de réelles
concertations avec les partenaires européens ;
- l’absence de politique
étrangère.
Le chaud c’est
:
- la relance par l’investissement(s’ajoutant aux différentes primes pour
inciter à la consommation) ;
- la remise en état des voies
d’eau (canaux) ;
- la construction du second
EPR (enfin !) ;
- la participation des
salariés aux résultats de l’entreprise (de Gaulle avait prévu cela dès 1943 sous
les noms de Participation et d’association capital-travail en 1948) ;
- la suppression de la taxe
professionnelle (ça fait trente ans que l’on en parle) ;
- la suppression des communes
(32.000 communes ont moins de 2.000 habitants) ;
- la suppression des
départements (les besoins de 2009 n’ayant pas grand-chose à voir avec ceux de
1790) ;
- la suppression des « bonus »
aux dirigeants des grandes banques (il eût été également souhaitable de
plafonner leurs salaires) ;
- la remise en cause des
paradis fiscaux (Andorre, Monaco, Luxembourg, en attendant les autres)
;
- la suppression de la
première tranche de l’impôt sur le revenu pour aider les ménages les moins
aisés.
Bien sûr il va falloir
regarder de près quel est le nouvel impôt qui remplacera la taxe
professionnelle, principale ressource des collectivités locales et territoriales
(peut-être la TVA sociale qui pénaliserait les produits importés hors zone
Europe avant l’élargissement ou les économies réalisées par la suppression de
32.000 communes - sur 36.000 -, de l’intercommunalité et des
départements).
On peut craindre que tout cela
ne soit qu’effet d’annonces... mais ce serait dangereux et le plus sûr moyen de
donner le pouvoir à la rue, avec toutes les conséquences que cela engendrerait.
En tous cas les vitupérations de l’opposition ne sont pas fondées et le projet
du PS prônant une relance à l’anglaise par la consommation est une vieille
ficelle effilochée dont on sait que seule, elle n’a jamais rien donné. Les
Allemands font les deux (leur réflexe national, consistant à privilégier les
produits fabriqués chez eux, joue en leur faveur).
Quand un pays en est arrivé à
n’avoir pour opposition crédible – instrumentalisée – qu’un trotskyste (qui
change le nom de son parti pour ne pas laisser apparaître ce qu’il est), on peut
s’interroger sur un système éducatif qui n’a pas appris à ses enfants ce qu’est
la démocratie et à faire la distinction entre usurpateurs et véritables hommes
d’État. Chaque citoyen est responsable de ses actes et
du bulletin qu’il met dans l’urne et n’a pas à attendre qu’on lui dicte ce qu’il
doit faire... ou alors nous ne sommes plus en démocratie. Je crains que les
dirigeants socialistes (pourtant enfants de ces hussards de la République que
furent autrefois les instituteurs), soient eux aussi dans leur bulle et ne
pensent qu’à livrer du « prêt-à-penser » et du « je-sais-cequi- est-bon-pour-vous »
! Aller, circuler je suis énarque et je sais !
Pauvres politiciens de tous
poils plus attachés à sauver leurs sièges et leurs avantages acquis (quand il
s’agit de s’octroyer une confortable augmentation, ils sont tous d’accord), que
de réfléchir ENSEMBLE aux solutions à apporter dans un monde qui n’a pas fini de
nous poser des problèmes... dans cinquante ans nous serons neuf milliards ! La
vérité est qu’il faudrait que les Français admettent que leur pouvoir d’achat va
baisser ! Il est tout aussi vrai que l’exemple venant d’en haut, il conviendrait
que les dirigeants, au plus haut sommet de l’État,
donnent l’exemple. C’est la seule façon d’éviter la révolte des modérés pour
reprendre la prédiction de Jacques Dauer.
Les élections européennes de
juin vont, plus que jamais, démontrer le clivage qui existe entre dirigeants et
peuples mais il ne faudra pas se tromper de cheval. Nous attendrons donc des
futurs candidats des réponses précises sur les moyens à mettre en place pour
permettre à nos entreprises de vivre (TVA sociale, etc.) ; sur la poursuite et le développement de l’énergie
nucléaire ; sur le développement des énergies renouvables (billevesées ou réellement utiles) ; sur le
développement des recherches scientifiques et médicales ; sur la politique
d’immigration ; sur le devenir de notre armée ; sur la francophonie (lycées
français, alliances françaises, bourses, etc.) ; sur
la place de la France en Europe (active, passive, limite de l’acceptable) et
dans le monde (face aux Étatsuniens, aux Chinois et
aux Indiens) ; sur sa réintégration dans l’Otan (nécessité militaire ou
géostratégique, perte d'indépendance...), etc.
Toutes ces interrogations,
communes aux peuples d’Europe, entraînent partout les mêmes angoisses mais aussi
les mêmes espérances. France, espoir de l’Europe, ceux qui te représenteront
seront tes sauveurs ou tes fossoyeurs. À suivre…