LE
GRISOU FINANCIER
par
Marcel
Bivel
La crise financière mondiale
inquiète… Celle-ci prouve la fragilité des économies de marché, dominées par le
dollar, monnaie supra-capitaliste dont l’euro n’est
que sa « remorque ». Dans notre pays, au vu de cette crise que nous subissons
aujourd’hui, toutes les choses sont confuses. Il y a lieu de penser que ces
flous financiers sont entretenus volontairement par les gouvernants, les médias,
entre autres, les instances financières, pour qu’au regard du petit épargnant,
celui-ci ne puisse comprendre les enjeux de la haute finance. C’est avec cette
perversité occultée qu’il est difficile de rendre l’évidence des choses
évidentes. Dans ce contexte, la France est passée, il y a quelques années de la
troisième à la cinquième place au rang de la production, de la circulation, de
la consommation des biens et des richesses dans le monde (voir le C 40
journalier, mais aussi le déficit du PIB).
Chez nous, les coûts de
production et de la fluctuation des marchés sont très supérieurs aux autres
pays, compte tenu de l’inégalité des monnaies par rapport au dollar, entraînant
ainsi d’insupportables perturbations de l’offre et de la demande. Il y avait un
personnage qui n’aurait jamais accepté une suprématie des lobbies internationaux
et de paradis fiscaux qui supplantent depuis des années les politiciens de par
leur gouverne : c’est le Général de Gaulle… Pas plus la course effrénée à
l’enrichissement. Ce crash boursier était-il prévisible ? Certes, mais
aucunement de cette ampleur… Ce que nous ressentons au sens planétaire du terme,
c’est le reflet d’une guerre économique et dominatrice du riche à l’encontre du
pauvre. Il suffit de voir, d’entendre et de constater les masses humaines de
pauvreté, alimentées par des conflits armés, de dictatures, de guerres civiles,
etc. Sans oublier ce qui concerne les démocraties de
gens qui n’ont droit à la parole que d’une façon acceptable, voir par le vote.
Concernant les échanges, la
monnaie est un instrument essentiel de part lequel les économies nationales et
internationales communiquent entre elles. Dans l’espace mondial, la gestion du
taux de change (et non de la perte ou du profit) est cruciale dans la mesure où
elle détermine les niveaux relatifs des prix, des salaires et au bon
fonctionnement des PME et des grandes entreprises. Faute d’avoir compris ces
mutations profondes, face à la globalisation enrichissante, l’ensemble des
nations européennes prennent une mauvaise voie. Au vu de l’euro et de ses
différents niveaux boursiers dans l’Union européenne,
les coûts de sa transition (2002) ont été volontairement cachés, afin de faire
oublier à nos concitoyens et autres le choc « psychologique » d’installation.
Nous avons droit à l’inquiétude
pour l’année 2009 et les suivantes. Le français moyen (le plus touché) constate
l’avalanche de taxes, d’impôts directs et indirects qui servent à aplanir les
déficits budgétaires et économiques importants, compte tenu de ce qui se passe
aujourd’hui, et bien entendu à l’endettement abyssal de la France, fourni par
une désastreuse gestion des fonds publics depuis quarante ans. Au regard des
établissements financiers américains, nous pouvons dire que le départ de cette
crise mondiale vient du fait des subprimes accordés à
tout va aux familles insolvables, et ce malgré la planche à billets. Constat
évident que l’Américain vit constamment au-dessus de
ses moyens par le crédit. Bien entendu, ce système est en soit pernicieux…
Actuellement, il suffit de prendre acte des 13 % de misère et d’insuffisance de
gens qui, au sein de l’État américain sont expulsés de
leur maison et qui ne mangent pas à leur faim. En dehors de l’impérialisme
américain, il faut dire que dans tous les pays, les hommes libres sont
assujettis par le dollar, à savoir par cette façon indirecte, voir subalterne.
Il fut un temps où l’esprit
américain était libérateur, aujourd’hui, celui-ci est devenu conquérant…
Peut-être qu’avec cette débordante financière, celui-ci se ressaisira ? Le
Président de la République, M. Nicolas Sarkozy, veut remettre de l’ordre dans le
monde de la finance. Oui ! Àcondition de ne pas perdre
de vue nos souverainetés nationales, c’est-à-dire les politiques économiques,
les stratégies militaires… qui ont intégré l’OTAN, etc. Mais aussi voir notre identité française au seul profit
d’un conglomérat européen ? Les français en ont assez des instances et
réglementations bruxelloises qui se superposent aux lois, décrets, amendements
votés par les deux chambres. Voilà ce qu’il fallait dire et dénoncer, avec
espoir que ce monde change pour le bien de
tous.