DISCOURS

UN PEU...

par Georges Aimé

U in peu de réflexion… Quelques milliers d’imbéciles sifflent La Marseillaise et chacun y va de son chapitre. Quand comprendra-t-on que le but de ces voyous est de faire parler d’eux. Dans leur esprit un hymne national c’est une musique un peu ringarde qui fait mettre au garde-à-vous les militaires et se lever des gens auxquels ils ne s’identifient pas. Interdire de jouer un match est une réaction inadaptée et une insulte visà- vis des Nations incriminées. Les Tunisiens sont des gens aimables et courtois et pas plus que nous ils apprécient ces sifflets. Depuis que les médias ne parlent plus– ou beaucoup moins – des voitures brûlées, les incendies ont diminué pour cause de non publicité.

 

 

Ainsi les jeunes gens de telle cité ne peuvent relever le défi lancé par telle autre. Les sifflets du Stade de France sont de même nature : ce sont des défis lancés à d’autres stades, dans d’autres villes. Plus simple est de couper le son de la retransmission et d’entendue en lieu et place une Marseillaise enregistrée. Je n’insisterai pas sur les forces de l’ordre qu’il va falloir déployer pour faire évacuer le stade aux excités… sans garantie de débordement !

 

Un peu de pudeur…

Entendre ceux qui, hier, trouvaient toutes les vertus au libéralisme et clamaient bien haut que ceux qui pensent que l’État doit primer sur l’économique « sont des crétins rétrogrades et passéistes, voire des nostalgiques du totalitarisme d’État », clamer tout aussi fort qu’ils avaient prévu la crise et qu’il est important que l’État reprenne sa place, toute sa place, relève de la plus totale impudeur et du plus grand cynisme. Donneurs de leçons de tout poil, experts affirmés et reconnus des seuls cercles que vous côtoyez que ne vous entend-on pas aujourd’hui faire amende honorable ? Qui êtes-vous donc pour avoir soutenu honteusement ces dirigeants qui sans vergogne ont puisé – quand vous ne l’avez fait vous-même - dans les caisses des entreprises qu’ils dirigeaient, sans y avoir mis le moindre euro, alors qu’ils savaient celles-ci en péril ? Qui êtes-vous donc tenants de la pensée unique et oligarques plus soucieux de préserver vos prérogatives et autres avantages que de placer avant tout les intérêts supérieurs de la Nation et par là même de son peuple ?

 

Un peu plus d’État

L’on ne peur être que d’accord avec le discours du Président de la République prononcé à Toulon le 25 septembre dernier (pages 19 à 26), mais encore faut-il concrétiser. En effet « Comment admettre que tant d’opérateurs financiers s’en tirent à bon compte alors que pendant des années ils se sont enrichis en menant tout le système financier à la faillite ? » et « Les responsabilités doivent être recherchées et les responsables de ce naufrage au moins sanctionnés financièrement. L’impunité serait immorale. On ne peut pas se contenter de faire payer les actionnaires, les clients et les salariés les plus modestes en exonérant les principaux responsables. Qui pourrait accepter une telle injustice ? ». Dont acte.

 

Un peu de courage…

aux dirigeants du Parti Socialiste pour qu’il reconnaisse enfin leurs erreurs et leurs égarements. À tout pouvoir, il faut un contre-pouvoir mais encore faut-il qu’il soit suffisamment cohérent pour être crédible et suffisamment clair dans ses propositions pour être écouté si ce n’est entendu.

 

Un peu de France…

Choquante et déshonorante l’attitude du Président de la République quittant le sommet de le francophonie pour aller prendre rendez-vous avec un homme d’avenir… Georges Bush ! Dans le contexte économique actuel, nul ne nie l’importance de la prochaine réunion de novembre mais n’était-il pas possible d’attendre trois jours afin d’assister à la clôture du sommet ? Jamais en vingt ans le premier des Français n’avait infligé un tel affront aux cinquante-quatre chefs d’États des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie ! Et après on prétend que la France doit tenir sa place, toute sa place, dans le monde… Cette attitude n’a pas été du goût de beaucoup de gens et Le Devoir, journal québécois, nous informe « que la nouvelle politique de Nicolas Sarkozy plaçant les relations avec Québec et Ottawa sur un pied d’égalité a profondément irrité plusieurs personnalités depuis longtemps attachées au Québec, notamment l’actuel président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, et même l’ancien premier ministre Alain Juppé .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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04.11.2008

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